Sans titre

Ici gît ou plutôt frétille

Voisenon, frère de Chaulieu :

A sa muse vive et gentille

Je ne prétends pas dire adieu,

Car je m’en vais au même lieu, 

Comme cadet de la famille1

  • 1. Voir $2384 - On sait que M. de Voltaire était fort lié avec l’abbé de Voisenon, c’est-à-dire autant que deux gens de lettres peuvent l’être. Quoi qu’il en soit, il était naturel que le premier célébrât la mort de l’autre ; c’est ce qu’il a fait par une épitaphe, où l’on voit que la douleur ne l’a pas empêché de s’égayer sur cette triste matière. Voici comme il caractérise son confrère, l’académicien.

Numéro
0616


Année
1775

Auteur
Voltaire, attribuée à

Personnalité
Voisenon, Claude-Henri Fusée de, dit l’abbé de (1708-1775), poète


Nombre de vers
Sixain

Métrique
Octosyllabe

Finalité
Neutre


Références

Mémoires secrets, VIII,298 - La Place, Recueil d’épitaphes, t.II, p.341