Sans titre

Sonnet contre les médisants du cardinal de Richelieu

Injurieux esprit, dont la haine et l’envie

Éclate en tous lieux et trop injustement,

Laisse aller jusqu’à toi l’innocence d’Armand

Et cesse d’obscurcir la splendeur de sa vie.

 

De ses faits merveilleux la terre fut ravie

Et le Ciel qui le voit avec étonnement

Sait bien que sa vertu fut la chaîne d’Armand,

Qui tint à ses desseins la fortune asservie.

 

De tes faux sentiments commence à t’éloigner,

Ne dis plus qu’il brûla du désir de régner

Et que l’ambition triompha de son âme.

 

Cette noire imposture est un pur attentat :

Il brûla, je le sais, mais l’objet de sa flamme

Fut l’honneur de son maître et le bien de l’État1.

  • 1. Voir *0259

Numéro
0199


Année
1642

Personnalité
Richelieu, Armand Jean du Plessis de (1555-1642), homme d’État


Nombre de vers
Sonnet

Métrique
Alexandrin

Finalité
Encomiastique


Références

Tableau de la vie de Richelieu, p.74