D’un homme qui mourut sitôt que ses revenus lui manquèrent

D’un homme qui mourut sitôt

que ses revenus lui manquèrent

Ci-gît un vrai gaule bon-temps

Qui a pris tous les passetemps

De la gueule et de la brayette

Des jeux de cartes et de renette.

Or il est mort tout justement

Car s’il eût vécu seulement

Jusqu’au soir ou au lendemain,

Aussi bien fût-il mort de faim.

Si les pauvres vont droit aux cieux,

Je pense qu’il est bienheureux

Car il était léger d’argent.

Priez Dieu pour son sauvement.

Numéro
0798


Année
Inconnue

Personnalité
Prodigue


Nombre de vers
12

Métrique
Octosyllabe

Finalité
Neutre


Références

Réflexions sur les grands hommes qui sont morts en plaisantant, p.207 - Sottisier, p.40